14 mai 2008
LE MEILLEUR DE MILAN ...LUTTER CONTRE LE GASPILLAGE EN CREANT UTILE !!
Bonjour à toutes et à tous !!
Il y a quelques jours se tenait à MILAN la 47e édition du Salon du Meuble, grand "messe" de tous les "pros" du design !
Plus silencieuse, modeste et responsable. Loin de la surenchère luxueuse et onirique qui avait marqué la précédente édition, les nouvelles collections de mobilier, présentées en avant-première dans la capitale lombarde, se sont recentrées sur des valeurs consacrées, comme la nature, la fonctionnalité, la «durabilité». Certes, on retrouvait ici ou là les postures désinvoltes d'un Jaime Hayon ou les visions science-fictionnelles d'une Zaha Hadid, mais l'heure est plutôt à l'économie, de gestes, de moyens, de matières. Le défi consiste désormais à lutter contre le gaspillage en créant utile. Et chacun a son idée sur la question. Dans un accent prophétique, Starck - tout juste nommé directeur artistique de la présidence française de l'Union européenne - proclamait à Milan qu'il fallait «non plus faire de design mais de la politique ou de l'écologie». Et que la longévité était «le paramètre le plus moderne du futur». Pour Marcel Wanders, directeur artistique de Moooi, il va sans dire qu'il faut fouiller dans le passé. Car «plus on essaiera d'être moderne, plus nos objets seront éphémères». A bon entendeur...

’canasta’ outdoor collection by patricia urquiola http://www.bebitalia.com
Fan des années 1980, réjouissez-vous. Cette saison, éditeurs de mobilier et designers ont puisé leur inspiration dans les placards de cette décennie. Si loin, si proche... Rappelez-vous, le rose fluo, les formes géométriques tendance Rubik's Cube, le début du high-tech, les formes volumineuses, le goût pour les défis techniques. Tout revient par vague. A commencer par les designers stars de cette époque, comme Mario Bellini, auteur de la chaise Cab pour Cassina, et le Japonais Toshiyuki Kita, inventeur du fauteuil Wink, l'une des icônes des années 1980. Pour Meritalia (un éditeur fondé en 1987), ce dernier a créé la ligne Toki Sofa System, avec piston pneumatique et position amovible. Pas étonnant que le fabricant ait fait également appel à Karim Rashid, un aficionado du fluo, auteur d'une collection de rangement et d'assises pour le moins flashy. Dans une autre veine, le jeune Peter Traag signe pour Edra le fauteuil Sponge, tout en cuir rembourré, tendance Bibendum. A l'instar du Sumo de Xavier Lust pour Baleri ou du moelleux Heaven de Tokujin Yoshioka pour Cassina, en mousse de polyuréthanne expansé et ouate de polyester. Un design on ne peut plus informel pour un confort XXL.
Pourvu que ça dure...

’back’ leather chair by patricia urquiola
S'il est une tendance qui a gagné cette édition milanaise, c'est bien celle du développement durable. L'énergie verte semble enfin avoir contaminé la planète design. Tous, de Philippe Starck aux étudiants des écoles, n'ont plus qu'un mot à la bouche: l'écologie. Les réponses sont variées et le débat ouvert. Car, même si leurs objets ne sont pas étiquetés «bio», ils sont désormais tous concernés par un design respectueux de l'environnement, moins gaspilleur d'idées, de matières ou d'argent. Avec sa microéolienne translucide conçue par l'industriel italien Pramac, Starck compte bien défendre l'écologie pour tous: «Le combat de la démocratisation du design est déjà gagné, explique-t-il. La priorité aujourd'hui, c'est l'écologie, qui ne doit pas rester une idée inaccessible. Il est donc urgent de créer des produits sexy, faciles d'utilisation et peu chers.» Fan de recyclages en tout genre, la jeune génération tente, quant à elle, de produire peu et bien. Certains industriels vont même jusqu'à rompre avec la frénésie commerciale. Comme le finlandais Artek, qui n'a volontairement présenté sur son stand milanais aucune nouveauté, mais quelques créations phares, dont le tabouret 60 d'Alvar Aalto, conçu il y a soixante-quinze ans. Un symbole, s'il en est, d'originalité et de pérennité.
Le out est in

’blobulous’ chairs by karim rashid

stand EDRA

’aguapé’ by fernando and humberto campana

’odalisca’ by francesco binfarè

’sponge’ by peter traag
Les éditeurs de mobilier qui n'ont pas leur ligne outdoor se comptent désormais sur les doigts de la main. Il y a encore quelques années, on ne trouvait que les spécialistes de l'acier ou du teck sur ce marché, mais, depuis que le jardin s'est autoproclamé pièce à vivre, le choix est vaste. BtoB dévoilait, en janvier dernier, lors du Salon Maison Objet, sa ligne outdoor, forte d'une collection signée Patricia Urquiola. Zanotta vient de se lancer sur le créneau et édite pour l'occasion, en version extérieure, son célèbre Sacco. Pour Moroso, Tord Boontje a réalisé un ensemble de tables et de chaises de jardin dans la veine classico-onirique où il excelle. Et, quand ils ne créent pas spécialement pour l'extérieur, les spécialistes du mobilier en plastique (Kartell, Driade...) mettent en avant la polyvalence de leurs produits. Jamais le jardin n'aura été si accueillant.


STAND KARTELL
ATOUT CUIR
Jamais il n'aura été si chic et tactile. Version chocolat, verni, mat ou légèrement glacé, le cuir s'impose comme la seconde peau des fauteuils et des canapés des nouvelles collections. Après la vogue du textile et des mailles tricotées, il rhabille tout avec une grande sobriété. En témoigne Teepee, la chaise sans couture au profil parfait de Konstantin Grcic pour Cassina, ou le fauteuil Monopod de Jasper Morrison. Initialement créé en liège en série limitée, toujours chez Vitra, il est cette fois gansé comme un fourreau. Chez B & B, Patricia Urquiola utilise le cuir telle une housse de voyage qui vient enserrer sa structure de chaise grâce à des fermetures Eclair. Pour Poltrona Frau, dont le cuir est la spécialité, le couple Doriana et Massimiliano Fuksas a imaginé Carolina, une coque en bois assortie d'un coussin version Chesterfield. Dans un tout autre style, l'architecte Dominique Perrault a cosigné avec sa collaboratrice Gaëlle Lauriot-Prévost un étonnant pouf baptisé Tricot: un coussin moelleux pris dans un filet de cuir perforé. Un nouveau concept d'assise pour un nouveau paysage domestique. Résolument tourné vers des matériaux nobles.

STAND VITRA

’the duke + the duchess’ by greg lynn, 2007, limited edition of 12 pieces

’kimono chair’ by tokujin yoshioka, 2007, limited edition of 24

’chair’ by naoto fukasawa, 2007, limited edition of 12 each
Les 50 ans de l'OEuf de Jacobsen, le centenaire de la naissance de George Nelson, les 40 ans du Sacco, les 80 ans de Cassina... jamais on n'aura fêté autant d'anniversaires que cette année! Tout le monde y va de son expo commémorative et de son édition collector. En racontant son histoire, chaque fabricant inscrit son nom dans la chronologie du design. Et prouve ainsi qu'il est ou qu'il a été l'un des acteurs principaux de cette épopée fantastique. Les éditeurs en profitent pour ressortir des trésors de leurs armoires. Avec son exposition intitulée Reflets d'amitié, Christofle ne s'est pas contenté de présenter le travail d'orfèvre de l'architecte Gio Ponti, fondateur de la revue Domus, mais relance la production d'une grande partie de ses pièces. «Une façon de remettre en lumière le patrimoine de Christofle, souligne Brigitte Fitoussi, directrice artistique de la marque, et de montrer que ses racines sont modernes.»
J'espère vous avoir mis l'eau à la bouche avec toutes ces nouveautés !!!
De quoi étudier pour toute l'équipe de COMIN'DESIGN et vous proposer prochainement encore plus de design !!
Votre décobloggeuse !!
Commentaires
Pas de source ?
Il aurait été plus élégant de votre de dire à la fin de votre article : Toutes les photos viennent du Blog Déco-Design : http://deco-design.biz
Cordialement
Jo Yana
Blog Déco-Design
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