14 mai 2008
KARIM RASHID
3 Questions à Karim Rashid
Comment définiriez-vous cet objet étrange que vous venez de créer pour Veuve Clicquot?
Globalight est un seau à champagne lumineux qui est né tout simplement du dessin d'une bulle et je me suis dit: pourquoi ne pas faire quelque chose à partir de cette forme?
J'y ai ajouté de la lumière grâce à un système de LED, car cela évoque l'immatérialité du champagne. C'est aussi un clin d'oeil au chandelier d'antan, ainsi qu'à l'atmosphère à la fois intime et festive liée à cette boisson. Et, bien sûr, le tout est rose, votre couleur fétiche... Je trouve que le rose est la plus belle couleur du monde! Pour ma part, cela fait très longtemps qu'elle m'accompagne. Depuis toujours, je dirais.

Vous travaillez aussi bien pour l'univers du luxe que pour du design industriel. Qu'est-ce qui motive vos collaborations?
Mon moteur, c'est la nouveauté et l'innovation. Il faut que je sente chez mes interlocuteurs qu'il y a une volonté de créer et que nous sommes en phase. Mais ce qui m'intéresse le plus, c'est de travailler pour le plus grand nombre. Je conçois le design comme le nouvel art démocratique. Et c'est, bien entendu, plus difficile de créer un produit de qualité avec un petit budget.


Le concept créé par Karim Rashid révolutionne complètement l’idée de radiateur et se développe dans une direction plus proche de la sculpture que du design !
Réalisé en deux configurations différentes « unité indépendante » et en « ligne », le radiateur conçu par Karim Rashid se présente sous la forme
d'un élément tubulaire sur lequel se placent plusieurs éléments "mobiles » de forme arrondie. Des « goutes » ou « haricots » en aluminium qui irradient
de la chaleur et peuvent aussi servir de support pour les serviettes ou simplement pour décorer un angle de votre maison en guise d’appoint du chauffage central.
Le tuyau de support contient une sonde qui pousse l’eau à l’entrée, du bas au sommet du radiateur. Dans la phase de retour, l'eau passe dans les différents éléments « haricot »
à travers des serpentins qui irradient la chaleur uniformément en la transmettant à la surface. Le raccord hydraulique est réalisé dans la base d’appui et utilise un robinet double équerre La version « unité indépendante », verticale, prévoit la double option électrique/hydraulique. Le fonctionnement électrique (avec résistance de 300-400W) permet de placer le
radiateur partout dans la maison. La version ligne est uniquement proposée en fonctionnement hydraulique. Dans ce cas les raccords sont placés à proximité des points

3D chaise longue by KARIM RASHID édité par Aïtali attention au porte monnaie (18 000 $)
Bon je m'arrête là car ce designer est tellement doué que je n'en finirais plus de vous montrer ses belles oeuvres
Votre DECOBLOGGEUSE
ANDREE PUTMANN
BONJOUR A TOUTES ET A TOUS !
Dans la catégorie "designers célèbres" aujourd'hui je vais vous parler d'une designer célèbre et reconnue par tous...
Une de ces femmes "précurseurs" grâce auxquelles nous pouvons à présent trouver notre place de femme dans la société...

propos recueillis par Jean-Sébastien Stehli (L'express) Andrée Putman
«J'aime qu'un objet fasse des farces»
Elle file d'un hôtel à Hongkong à un appartement extravagant à Monaco, puis fait un détour par Shanghai… Elle vient de terminer la maison de BHL à Tanger, un laboratoire pharmaceutique à Bâle et rénove l'hôtel Morgans à Manhattan. Andrée Putman, «la Coco Chanel de l'architecture intérieure», comme l'a surnommée un magazine américain, est plus active que jamais. Ses propos ressemblent à ses projets: rigoureux et poétiques
Andrée Putman naît dans une famille bourgeoise de banquiers et notables d'origine lyonnaise. Son grand-père, Édouard Aynard, est le fondateur de la banque Maison Aynard et fils; sa grand-mère et épouse d'Édouard est Rose de Montgolfier, descendante de la famille des frères inventeurs du ballon à air chaud.
Andrée grandit dans le VIe arrondissement de Paris, rue des Grands Augustins. Enfant, elle passe la plupart de ses étés dans l'Abbaye de Fontenay, superbe édifice abritant jadis les ateliers des frères Montgolfier et racheté en 1906 par son grand-père Édouard. Cette première rencontre avec l'architecture va marquer durablement sa sensibilité artistique, forgeant son goût pour les espaces sobres, simples, voire austères.
Pourtant, l'éducation artistique d'Andrée Putman passe d'abord par la musique : sa mère, Louise Saint-René Taillandier, la pousse elle et sa sœur dans l'apprentissage du piano. Andrée sort à dix-neuf ans du conservatoire de Paris, en recevant le prix d'harmonie. Cependant la vie d'ascète et de reclue qu'implique une véritable carrière musicale la rebute. Andrée Putman cherche dès lors une voie plus à même de satisfaire sa curiosité.
Début de carrière (1945-1977)
C'est sur les conseils de sa grand-mère Madeleine Saint-René Taillandier qu'Andrée devient coursier pour la revue Femina, ce qui lui permet de cotoyer des personnalités artistiques tout en découvrant de nombreux lieux insolites de Paris. C'est grâce notamment à cette sensibilité pour l'espace qu'elle fait ses preuves dans la presse, comme styliste de plateaux (où sont photographiés les modèles de prêt-à-porter).
À la fin des années cinquante, Andrée Aynard épouse le collectionneur, éditeur et critique d'Art Jacques Putman, habitué du Café de Flore, avec qui elle fréquente des artistes contemporains, dont Pierre Alechinsky, Bram van Velde, Alberto Giacometti ou encore Niki de Saint Phalle. De leur union naissent deux enfants : le futur galeriste et écrivain[1] Cyrille Putman en 1962 et Olivia, sa cadette.
En 1958, à l'âge de 33 ans, Andrée Putman collabore avec la chaine Prisunic en tant que directrice artistique des rayons maison. Elle rencontre Michel Guy, avec qui elle découvre la vie noctambule parisienne, un ami sincère qui sera également un de ses premiers clients. Dès 1968 c'est dans l'agence de style Mafia qu'elle s'illustre. Elle est alors repérée par Didier Grumbach qui l'engage afin de créer une nouvelle société à l'origine orientée vers le développement du prêt-à-porter et du textile : Créateurs et Industriels.

C'est à cette période qu'Andrée Putman s'essaye à l'architecture d'intérieur : elle aménage pour la société des bureaux dans d'anciens locaux SNCF, puis plus tard redécore l'appartement new-yorkais de Grumbach.
Les années quatre-vingt (1978-1995
En 1978, Andrée Putman divorce, la société Créateurs et Industriel fait banqueroute. Michel Guy héberge Andrée Putman et la convainc de lancer sa propre société : Ecart International. En plus des quelques commandes de décoration qu'elle reçoit, l'agence Ecart va se concentrer sur ce qui va faire la véritable notoriété d'Andrée Putman, à savoir la réédition de mobilier. C'est donc davantage grâce à son goût pour le mobilier des années trente, jusqu'alors très rare dans les intérieurs bourgeois, que grâce à ses créations - elle même n'en a par ailleurs jamais réellement fait - qu'elle va gagner une première reconnaissance sur le plan international. Andrée Putman acquiert peu à peu de nombreuses licences de prestigieux designers parfois oublié (à l'époque) tels que Jean-Michel Frank, Eileen Gray, Pierre Chareau ou encore Robert Mallet-Stevens, dont la réédition de sa fameuse chaise en fer a un retentissement majeur, encore visible aujourd'hui.
A vos débuts, vous avez plaidé pour que l'esthétique soit prise en compte dans les objets de la vie quotidienne, en proposant notamment des créations pour Prisunic. Vous vouliez démocratiser la beauté?
La beauté n'a rien à voir avec le prix des choses. Les guerres et les désastres humains sont souvent liés à des consciences chargées d'envies et lourdes des difficultés d'une vie modeste. Mon idée, c'était que des gens qui n'avaient pas d'argent puissent avoir des détails de leur vie quotidienne revus par des gens du métier qui viennent les apaiser, simplifier leur existence, y introduire un petit ferment. Comme cet objet destiné à servir le café tous les matins: il peut être le fruit de l'amour de quelqu'un qui l'a travaillé, l'a amélioré, qui a imaginé un nouveau dessin pour le bec qui empêche la goutte de tomber. Je crois que tout le monde tire bénéfice d'un bel objet. C'est peut-être naïf, mais c'est comme cela que ça se passe dans la vie.

Qu'est-ce que le bon design, selon vous?
Le bon design, c'est l'histoire qu'évoque l'objet. Une râpe à gingembre, par exemple, évoque pour moi une jeune Européenne qui tombe amoureuse d'un Chinois et qui apprend la cuisine chinoise. Ce qui m'intéresse, c'est tout ce jeu de l'histoire que l'on peut raconter. Dans mon travail, il y a toujours une histoire. J'aime qu'un objet fasse des farces, qu'il soit surprenant en plus de sa qualité technique, comme un escalier conçu comme un collier.
C'est aussi vrai pour une maison?
Oui. J'aime comment on contredit une idée, comment on s'empare d'un matériau industriel pour le détourner. Nous avons été les premiers à utiliser des matériaux qui iraient aussi bien pour une robe du soir que pour une porte. Dans un projet, par exemple, nous avons volé au Midi l'atmosphère de ces rideaux de perles à la porte des maisons. Mais, au lieu de les concevoir en bois, nous les avons fabriqués en cristal. Alors, quand on passe dans la pièce à côté, on écarte le rideau comme si on nageait, on entend la musique du cristal, puis on aperçoit la silhouette de la personne que l'on aime le plus au monde. On écarte cet écran, et tout à coup s'écrit une nouvelle. Comme un jeu entre les personnages. Toute une imagination faramineuse peut ainsi s'incruster sur un décor ou le susciter. Toujours il y a une histoire.
Comment s'est formé votre regard?
J'étais la fille d'une femme excentrique. J'avais des chaussettes rouges, notre mère nous habillait en écossais avant la mode. Ma sœur et moi étions les martyres dans les petites classes. J'ai également vécu dans le milieu extraordinaire de l'abbaye cistercienne de Fontenay, en Bourgogne, classée au Patrimoine mondial de l'Unesco, où je passais tous mes étés. C'était quelque chose d'éblouissant et en même temps cela m'a pesé.

«Pourquoi se sent-on bien dans un lieu ? J'ai travaillé toute ma vie sur ce mystère»
Pourquoi pesé?
Parce que, petite fille, je pensais qu'on en avait chassé les moines et qu'on avait volé leur maison!
Très tôt, vous vous lancez dans la réorganisation de votre chambre, que vous dépouillez, mais vos parents, très grands bourgeois, laissent faire...
Je suis la fille de deux moutons noirs qui, même s'ils pouvaient être choqués, étaient fiers de moi. Mais j'ai aussi compris très tôt qu'il était important que les vêtements d'une femme ne contredisent pas la décoration de la maison. Grâce à ma mère, qui avait une énorme personnalité, j'ai réalisé que toutes les conventions d'un milieu social élevé et austère étaient à revoir. Porter un uniforme conforme à son milieu me décevait. Je pensais que c'était un manque d'énergie et de soin. Il faut s'affranchir de la peur du mauvais goût. Une maison doit d'abord avoir de l'esprit. Souvent, j'ai choqué mon milieu.
C'est pour cela que vous associez souvent des choses a priori totalement étrangères?
Oui. J'aime jongler avec le pauvre et le riche, jouer avec les apparences. C'est parce qu'un meuble ou un objet est pauvre qu'on va justement le mettre à côté d'un meuble du style Sécession viennoise tellement beau. Dans mon travail, je veux qu'il y ait une plaisanterie cachée. J'aime faire des blagues. Je crois que je suis restée une enfant. Je joue avec les objets. Par exemple, j'ai des objets rouges à cause d'une histoire dans Bécassine où elle range tous les objets de la maison par couleurs. On aboutit alors à un hétéroclisme aigu. Il m'est arrivé de dire à mes enfants: «J'ai enfin compris pourquoi je fais ce métier: c'est à cause de Bécassine!»
Votre seul diplôme, c'est un premier prix de composition du Conservatoire, obtenu avec Francis Poulenc comme examinateur. Mais vous n'avez pas attendu pour changer de voie et passer de la musique à l'architecture.
La musique est restée très forte en moi. Il y a des musiques qui me transportent, que je trouve déchirantes, comme des compositions de Sibelius ou de Richard Strauss. Dans la musique, il y a la géométrie, la ligne horizontale, c'est-à-dire le récit, l'air. Mes projets sont des portées avec énormément de notes qui courent sur cinq petites lignes. La musique, c'est le fil. J'en écoute lorsque je dessine.


Lorsque vous acceptez un projet pour un client privé, comment devinez-vous ce qui lui plaira?
J'ai une trace de regret de ne pas être psychanalyste! Mon travail est très proche de ce métier-là. La relation avec le client, ça peut être très violent. Si cela se passe bien, il vous adore complètement. S'il y a déception, cela prend très vite une sale tête parce que vous avez touché quelque chose de sensible, un peu comme une auscultation qui fait mal. Je comprends tellement de choses sur mes clients en les observant, et je leur pose des questions sur eux, mais sans être trop intéressée. Parfois, vous ne connaissez pas l'incident dans la vie de la personne qui fait que soudain la couleur lui est devenue insupportable. Parfois, une grande marée de blâmes peut vous tomber dessus.
Le succès tient à peu de chose…
J'ai parfois eu des satisfactions avec des tout petits faits bizarres. Un jour, à l'hôtel Morgans, à New York - que je venais de concevoir - une femme pas aimable du tout m'a dit: «J'ai loué une chambre dans cet hôtel pour finir mon roman parce qu'il y a trop de bruit chez moi, et, alors que je suis ici depuis huit jours, je viens tout juste de découvrir qu'il y avait un dessin sur le tapis. Comment faites-vous pour que l'on ne découvre un dessin qu'au bout d'un certain temps?» C'était mon plus beau cadeau. J'ai travaillé tout au long de ma carrière pour comprendre le mystère de la raison qui fait que l'on se sent bien dans un lieu.
Certains savent dès le début ce qu'ils attendent de la vie. La vôtre est plutôt faite de zigzags. Vous commencez comme coursier pour le magazine de mode Femina, puis vous entrez à l'agence Mafia avec Maïmé Arnodin et Denise Fayolle, puis vous lancez Créateurs et Industriels, avant de créer votre société…
Mais la vie tient au hasard, à une bielle de voiture coulée lors d'un voyage avec un grand amour qui est en train de mourir. On est dans une étape agréable en Bourgogne et, à cause de la panne, on est présenté par son amant à un personnage. Dans la journée, il y a un choc électrique d'une telle dimension que vous allez passer vingt ans avec cette personne. C'est Jacques Putman, le marchand et collectionneur d'art, le père de mes enfants.
Vous avez dit un jour que vous ne conceviez la beauté qu'accessible à tous, comme «l'antidote à la mauvaise répartition des richesses».
J'ai toujours essayé de faire des choses sublimes, même si je n'ai pas toujours réussi. Il y a quelque temps, à Monaco, une femme a voulu prouver à ses frères qu'elle était beaucoup plus chic et audacieuse qu'eux. En me choisissant pour faire son appartement, elle m'a dit: «Tout ce que vous aimez le plus au monde, c'est pour moi.» Je me suis bien amusée à lui faire quelque chose de vraiment féerique, avec des moyens très larges. Récemment, les dirigeants du laboratoire Novartis de Bâle m'ont demandé d'aménager un magnifique bâtiment conçu par une Japonaise. Nous avons transformé ce cube de verre en conte de fées. Notre idée, c'est que, quand tout est triste, gris, il y a là un îlot de rêverie, de générosité, parce qu'il y a tant de détails qui accueillent le chercheur.
Vous avez même imaginé une jungle chez un particulier.
Pour de grands bourgeois milliardaires, j'ai créé une colonne de plantes dans le fuseau d'ascenseur de leur hôtel particulier. On ne voit que des plantes. Lorsque l'on touche les feuilles, on pense que, d'une seconde à l'autre, des lézards vont envahir la pièce. On est dans la jungle. Ce sont des idées qui me traînent dans la tête. J'aime beaucoup prendre des risques.
Y a-t-il un objet que vous auriez aimé créer?
Non, parce qu'un objet se crée au gré des usages. Tant que je n'en ai pas envie pour mon propre usage, je ne sais pas faire. Il faut que je sois la première cliente enthousiaste. J'ai dessiné des bijoux, mais moi-même, je porte un collier que j'ai trouvé par terre il y a quarante-cinq ans. Il est fait de vis et il est autour de mon cou chaque jour.
C'est quoi, finalement, le fameux «style Putman»?
J'ai moi-même du mal à le définir. Je crois que c'est la désinvolture qui donne la liberté de juxtaposer des choses qu'on n'avait encore jamais mêlées. Comme j'aime beaucoup les objets, j'en ai eu des très beaux, connectés entre eux par des liens surprenants. Il y a des petits archipels constitués par des objets liés par leur couleur ou leur sens ou encore leur technique. J'aime les fautes d'orthographe, les erreurs, les «ceci n'appartient pas ici». Je vais vous raconter une histoire à propos de ce «style Putman». J'étais au Brésil et une télévision était allumée. On passait un feuilleton, et tout à coup j'entends un des personnages dire: «Excuse-moi, chéri, il y a Andrée Putman sur l'autre ligne. J'ai finalement décidé de lui confier la maison.» L'idée qu'au Brésil il y ait un personnage de telenovela qui dise cela m'a complètement réveillée. Je n'ai aucune idée de ma position. Et cela met aussi en lumière quelque chose d'un peu triste: c'est le nom qui décide les gens.
10 décembre 2007
LE DESIGN : QU’EST-CE QUE C’EST ?
LE DESIGN : QU’EST-CE QUE C’EST ?
Il n’existe pas de définition unique du design.
Chaque époque, chaque courant, chaque culture réinvente
"sa" définition du design.
D’un point de vue ………..ACADEMIQUE
Design (dizajn ou design) n.m. (mot anglais), discipline visant à une harmonisation de l’environnement humain, depuis la conception des objets usuels jusqu’à l’aménagement des sites.
Petit Larousse, avant 1989
Design (dizajn ou design) n.m. (mot anglais), discipline visant à la création d’objets, d’environnements, d’œuvres graphiques, etc. , à la fois fonctionnels, esthétiques et conformes aux impératifs d’une production industrielle.
Petit Larousse, depuis 1989
Design (dizajn, dezajn) n.m. (v. 1965 : mot anglais, dessin, plan, esquisse). Anglicisme. Esthétique industrielle appliquée à la recherche de formes nouvelles et adaptées à leur fonction (pour les objets utilitaires, les meubles, l’habitat en général).
"Le design (…) doit être la conjonction d’une idée esthétique du créateur, d’une réalité industrielle, d’un réseau de distribution et des goûts d’une clientèle." (Le Monde, 12.6.1971)
Adj. D’un esthétisme moderne et fonctionnel. Des meubles design.
Petit Robert, dictionnaire de la langue française
"Le design a l’avantage de signifier à la fois dessein et dessin. Dessein indique le propre de l’objet industriel qui est que tout se décide au départ, au moment du projet , tandis que dans l’objet ancien fait à la main, le projet se différenciait en cours d’exécution. Et dessin précise que, dans le projet, le designer n’a pas à s’occuper des fonctionnements purs, affaires de l’ingénieur, mais seulement de la disposition et de la forme des organes dans l’espace et dans le temps, c’est-à-dire de la configuration."
Encyclopedia Universalis 1990
"Le design est une activité créatrice dont le but est de déterminer les qualités formelles des objets produits industriellement. Par qualité formelle, on ne doit pas seulement entendre les qualités extérieures, mais surtout les relations structurelles et fonctionnelles qui font de l’objet une unité cohérente."
Thomas Maldonado, ICSID, International Council of Industrial Design
Là vous vous y voyez .... hein .....et là vous vous y voyez aussi je parie !!.....................
D’un point de vue …….HISTORIQUE "Le mot design utilisé en France, est emprunté à l’anglais design, qui signifie, au XVIIe siècle, "plan d’un ouvrage d’art". Le mot anglais est lui-même d’origine français, latine, designare. Il provient de "dessein" et de ses dérivés "dessigner" ou "desseigner" qui signifiaient à la fois dessiner, montrer, indiquer. Les notions de dessin et de dessein se superposent tout d’abord, mais c’est aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne que le mot design prend un sens élargi à toutes les productions d’objets ou de signes, à la fois industrielles et artisanales (on lui adjoint généralement un adjectif : graphic design, product design, shelter design). Aux Etats-Unis, le mot design s’impose après la crise de 1929, avec la création des première agences d’esthétique industrielle, notamment celle de Raymond Loewy, pionnier de la profession d’industrial designer. L’usage du mot traverse l’Atlantique et gagne l’Europe d’après-guerre. Il marque un avantage conceptuel sur l’allemand gestaltung (plus proche du dessin) ou l’italien progettazione (plus proche du projet). Il faudra attendre les années 60 pour qu’il s’étende en France, remplaçant l’expression "esthétique industrielle", sous l’influence de Jacques Viénot, fondateur de l’agence Technès (1949) et l’arrivée dans cette agence de Roger Tallon. Le mot entre définitivement dans le vocabulaire industriel en 1965, date à laquelle la revue Esthétique Industrielle de Jacques Viénot devient Design Industrie. Dans les années 60, sous l’influence des théoriciens et sociologues (Jean Baudrillard, Gilbert Simondon, Edgar Morin, Michel Ragon, Hoffenberg et Lapidus), le design, rarement cité, prend un sens nouveau en se dégageant de la pure production d’objets, absorbant les notions de signes, besoins et discours social. Parallèlement, il se banalise dans le grand public jusqu’à signifier, un "style design", généralement en plastique orange, puis rouge, ou en bois, donc scandinave. Dans les années 80, le design est surmédiatisé et utilisé pour caractériser de multiples productions, de celles d’Ikea au mobilier en pièces uniques vendu dans les galeries d’art. A partir de 1990 et surtout après la guerre du Golfe, la mode disparaît, tout comme les rubriques de design de la plupart des journaux grand public, [...]. Le design réapparaît un peu plus tard, vers le milieu des années 90, qualifié de "modeste". Il reprend alors le chemin des grandes entreprises (Renault, création de la Direction du Design Industriel, Thomson Multimedia et l’arrivée de Philippe Starck en 1993), où il est utilisé pour l’image du produit, sa différenciation avec la concurrence et la motivation interne de l’entreprise. Le dictionnaire Petit Robert en donne la définition suivante : "esthétique industrielle appliquée à la recherche des formes nouvelles et adaptée à leurs fonctions". En 1994, le projet de loi Toubon le destinait à se franciser en "stylique" et en "styliqueur", avant que l’on ne fasse état de ses origines françaises. Le mot design a servi de base à de nombreux dérivés : global design, initié par les grandes firmes américaines dans les années 50 (IBM, Knoll), anti-design, mouvement italien de remise en cause de l’idéologie fonctionnaliste (Archizoom Associati et Superstudio, fin des années 60), design radical (Memphis, Alchimia, 1980), bio-design inspiré par Luigi Colani et son intérêt pour l’ergonomie (1985). Il est intéressant de noter qu’en 1996, la profession de designer n’a toujours pas de statut officiel. Dictionnaire des Arts appliqués et du design - Editions du Regard
A plus tard pour les points de vues ....
PHILOSOPHIQUES
AFFECTIFS
FUTURISTES
CULTURELS .............du Design !!!
03 décembre 2007
ORA ITO , Designer de la décénnie...
Ora Ito : "J'aspire à rendre le design démocratique et à le faire descendre dans les supermarchés"
A tout juste 30 ans, le Français Ora Ito est déjà LA star sur la scène internationale du design. Après avoir osé la toute première marque virtuelle en proposant des prototypes à partir de logos de grandes marques, ce petit audacieux a désormais tout d’un grand. Il a réalisé son rêve le plus cher : créer sa propre marque. Bien réelle cette fois-ci. Questions au jeune prodige.
En quelques mots, quel a été votre parcours ? Qu'est-ce qui vous a conduit vers la voie du design ?
Depuis que je suis jeune, je rêve de créer ma propre marque. J'ai vécu mon enfance dans un environnement artistique où j'ai appris que tout était possible si l'on se donnait corps et âme à ses objectifs. Dès que j'ai atteint l'âge de raison, je savais que l'art d'une manière générale était ma passion. Je suis entré en touriste à l'école Créapole, je n'y suis resté que quelques mois : juste assez pour apprendre que je ferais mieux de me jeter dans le bain directement plutôt que de suivre les années d'études qui m'attendaient si je ne m'étais pas dit un jour : "sans bagage on court plus vite". Dès le premier prétexte, j'ai quitté l'école pour voler de mes propres ailes... Je m'y sentais un peu comme un oiseau en cage.
"Je cherche toujours à surprendre et à être là où on ne m'attend pas"
Racontez-nous cette aventure "virtuelle" lorsque vous proposiez des prototypes à partir de logos de grandes marques. Quel était l'objectif ? Qu'est-ce que cela vous a apporté ?
A l'époque, je n'avais pas d'argent pour fabriquer en vrai les produits que je dessinais. Ainsi est née l'idée d'en faire des prototypes virtuels en utilisant l'imagerie 3D pour développer des produits et ce, dans tous les secteurs. L'idée de devenir la toute première marque virtuelle m'a amusé et par la suite, a fasciné rapidement les journalistes les plus "underground". Cela a fait un effet boule de neige autour de créations que seuls les yeux pouvaient toucher.
Quel a été le réel point de départ de votre carrière ?
Dès les premiers concepts virtuels, j'ai pour moi, commencé à bâtir les ferments d'une toute nouvelle marque de design capable de signer aussi bien une machine à laver qu'une paire d'escarpins. Une marque balayant tous les secteurs d'activité pour créer des objets harmonieux aux fonctions diverses. Depuis mes premiers pas, je construis cet univers de marque. Je l'avais d'ailleurs déjà initié avant même l'édition du moindre produit grâce au label virtuel, qui a été acquis par le fonds du Centre Georges Pompidou comme la seconde œuvre numérique française à rentrer dans le patrimoine des Musées.
Votre nom civil est Ito Morabito. Pourquoi avoir choisir un pseudo ?
Pour trois raisons : la première, c'est que je n'ai jamais souhaité utiliser ni les relations, ni l'argent de quiconque dans ma famille pour créer ORA-ITO car je me suis construit tout seul sans demander aucune aide. La seconde, c'est que ce que je fais n'a rien à voir avec les créations de mon père (le designer Pascal Morabito) ou de ma tante bien que je les admire tous deux comme de vrais artistes. Donc je ne souhaite pas qu'il y ait de confusion dans l'esprit des gens. Enfin, c'est qu'être le fils de quelqu'un de connu vous dessert prodigieusement dans l'univers de la création parce que les gens adorent coller des étiquettes. Et dire que je m'appelle Morabito peut laisser croire que je ne suis là que grâce à la notoriété de ma famille. Or, il n'en a jamais été question. J'ai toujours voulu avoir une indépendance totale vis-à-vis de mon père surtout, qui est un grand génie... Mais je n'ai jamais eu l'idée de marcher sur ses plate-bandes car je souhaitais faire mon propre chemin. C'est pourquoi cela me gêne lorsque l'on me pose la question. La famille et le travail de créateur que je fais ne sont pas liés. Même si j'ai baigné dans un univers culturel enrichissant, je ne suis pas un "fils à papa" à qui tout est arrivé tout cuit dans la bouche... J'ai galéré dans une chambre de bonne où on bossait à 3 dans 8 m² aux balbutiements d'ORA-ITO. Et que l'on imagine que mon parcours était pavé de diamants m'irrite.
Chaise "Petal" pour Cappellini
"Voici un des premiers éléments de mobilier que j'ai dessiné au moment où je débutais ma carrière de designer. J'ai été, à l'époque, le plus jeune designer au monde jamais édité par une maison aussi prestigieuse que Cappellini. C'est une chaise longue qui ressemble à tout sauf à une chaise longue. Cela représente un immense pétale de fleur, tout douillet, dans lequel on peut se blottir à deux ou se lover en fœtus à l'abri du monde extérieur."
Lit "Ayrton" pour Frighetto
"J'ai souhaité rendre hommage à Ayrton Sena en réalisant ce modèle dont les tables de chevets ont été intégrées au lit pour dessiner une contre-forme orange. Celle-ci dessine à son tour un décrochage pour servir de reposoir à la manière d'un dessin de circuit de Formule 1. Une seule ligne vient construire la structure de ce modèle pour répondre à toutes les fonctions dont on peut avoir besoin autour de son lit. Libre à vous, ensuite, d'utiliser ce lit pour y découvrir d'autres agréments."
Vous avez été très vite et surtout très jeune, projeté sur le devant de la scène dans le milieu du design. Comment l'avez-vous vécu ?
Avec le plus grand des bonheurs car j'en ai rêvé toute ma vie. Avec des doutes aussi qui permettent d'ailleurs de me remettre sans cesse en question. Ma jeunesse a été un atout pour moi car j'ai abordé des thématiques que n'abordent habituellement les designers ou les architectes qui ont passé les 50 ans... J'ai commencé à designer des produits pour le grand public alors que je n'avais que 20 ans. Cela m'a offert une liberté folle comme les piratages par exemple. Comme je débutais en tant qu'artiste sur la scène internationale, je n'avais pratiquement rien à perdre à faire les 400 coups tandis qu'un créateur établi se doit de veiller au bon déroulement de sa carrière, de son entreprise. Les designers aujourd'hui, pour pouvoir travailler, doivent s'entourer de plusieurs équipes indispensables afin de produire de nouveaux projets. Je ne pourrais certainement pas faire aujourd'hui ce que j'ai fait à 20 ans. Mais comme je suis un peu fou, rien n'est moins sûr !
Bureau "Kids@work" pour Habitat
"C'est un bureau pour développer les aptitudes artistiques des enfants. Leur créativité est toujours personnelle et troublante de beauté. J'ai moi-même toujours rêvé d'avoir un bureau fait spécialement à mes dimensions quand j'étais enfant... C'est aujourd'hui un rêve exaucé avec ce bureau "all included" pour petit artiste en herbe. On l'a appelé "kids@work" avec cette touche de second degré qui rappelle que c'est le seul endroit au monde où l'on est autorisé à faire travailler les enfants."
Que cherchez-vous à mettre en avant dans vos créations ? Quel est le fil rouge ?
Leur simplicité, leur évidence et leur originalité. Quand on m'a demandé de dessiner une petite bouteille d'eau pour Ogo, je me suis rendu compte que toutes les petites bouteilles d'eau étaient des réductions de grandes, elles-mêmes toutes à peu près semblables : cylindriques et verticales. J'ai donc décidé d'aller à contre-chemin pour imaginer une bouteille toute ronde, toute simple mais qui devenait un véritable objet de curiosité à côté des autres. Je cherche toujours à surprendre et à être là où on ne m'attend pas. Je peux faire une cuillère pour Danone un jour et le lendemain, travailler sur un concept très élitiste pour Guerlain.
Quelle est votre valeur ajoutée par rapport à ce qui se fait déjà ? En quoi pensez-vous et souhaitez-vous, vous démarquer dans vos créations ? Vous n'êtes pas particulièrement sensible aux "phénomènes" de mode…
Je cherche à créer des produits simples, universels et intemporels. Mon rêve serait qu'ils deviennent aussi transgénérationnels pour faire partie du patrimoine culturel des gens et des vrais gens, pas seulement un cercle restreint d'amateurs fortunés... Bien que je les aime aussi, car ils font vivre les designers. Mais j'aspire à rendre le design démocratique et à le faire descendre dans les supermarchés pour que tout le monde puisse y avoir accès. Mademoiselle Chanel disait : "la mode c'est ce qui se démode". Aussi, il est vrai que je m'affranchis totalement de toute notion de mode ; je m'intéresse plus globalement à ce qu'il y a de nouveau. Que cela soit à la mode me gêne plus qu'autre chose. En fait, cela me limite dans ma démarche d'ingénuité sur le territoire auquel je m'attache tour à tour, en posant à chaque fois un regard neuf.
Cuisine "Futuristic Kitchen" pour Gorenje
"Tout le monde le sait, je ne sais même pas faire cuire un œuf ! Alors imaginez-vous designer une cuisine fonctionnelle lorsque l'on connaît à peine l'existence de la pièce "cuisine" dans l'appartement ! Pour ce projet, j'ai donc beaucoup étudié les interactions auprès d'un vrai cuisinier, afin de créer un ensemble pensé pour faciliter la vie dans la cuisine."
Avez-vous des références et des exemples de créateurs dans le milieu, qui sont pour vous, des modèles et une véritable source d'inspiration ?
Je suis un fan des artistes qui, dans les années 1970, ont imaginé le monde que nous vivons aujourd'hui. Des réalisateurs de "2001 : l'odyssée de l'espace" aux couturiers tels Courrèges, ou des architectes comme André Bruyère pour son côté organique, m'ont toujours fait rêver. Je suis aussi un fan éperdu de la légende vivante qu'est Oscar Niemeyer. Mon rêve serait qu'il me passe le flambeau en me disant : fais ce que moi je n'ai pas eu le temps de faire. Sans plaisanter, je rêverais de concevoir une ville entière comme celle de Brasilia. Je trouve son travail et son regard sur l'architecture et les volumes, tout simplement fascinants de douceur et de force, de rondeurs et d'angles secs... C'est un monstre de génie.
"Je ne suis pas sectaire et j'adore créer à chaque fois une nouvelle surprise"
A quoi ressemble la maison ou l'appart d'Ora Ito ? Que privilégiez-vous comme produits ?
Il ne ressemble à rien car vous savez, les cordonniers sont les plus mal chaussés ! Il ne me correspond vraiment pas. Je viens de déménager dans un nouvel appartement qui ne me ressemble toujours pas mais qui a un mobilier intégré de Charlotte Perriand, ce qui compense le fait que le reste de l'appartement est à l'opposé de mon style. Je n'ai pas le temps de m'en occuper bien que mon manager me répète que c'est indispensable pour moi de vivre dans un espace à mon image... Je prendrai un jour le temps de m'en occuper vraiment et ce jour-là, je privilégierai la simplicité des volumes et des équipements. Ensuite, je m'attacherai aux surfaces, à leur rendu, leur texture, leur couleur, leur toucher, chaud ou froid, brillant ou mat. J'adore les matériaux nouveaux et les dernières technologies.
Téléphones, bouteilles de bière, boîte de nuit… Vous œuvrez dans des domaines très variés. Existe-t-il des projets que vous n'acceptez pas mais également d'autres secteurs que vous souhaiteriez explorer ?
J'ai la chance de pouvoir choisir les projets qui m'intéressent parmi les différentes propositions que l'on peut me faire chaque jour : faire un séminaire à Dubaï, prendre un brief en Slovénie, designer un trophée pour une chaîne de télé ou concevoir un hôtel... Il faut forcément faire un tri, autrement nous devrions être une équipe immense et cela deviendrait industriel. Je tiens à garder une équipe restreinte aux meilleurs spécialistes dans chaque domaine, avec lesquels je travaille depuis mes débuts. J'ai besoin de pouvoir suivre les projets et de connaître au moins les prénoms des gens qui travaillent sur les différents projets. Parfois, la demande d'un client est tellement énorme que je suis obligé de faire venir au studio des équipes supplémentaires. Le nombre de personnes s'ajuste ainsi en fonction du volume des projets mais l'équipe de base reste toujours la même. J'ai la chance de pouvoir dire non lorsque je ne partage pas les valeurs de la marque en question ou que je sens que je n'aurais pas vraiment la possibilité de m'exprimer dans le cadre du projet que l'on me confie. Il est vrai aussi qu'il y a des projets plus excitants que d'autres... Entre travailler pour Shiseido ou pour du pâté en croûte, cela n'a pas vraiment le même impact sur les gens. Bien que designer du pâté en croûte pourrait aussi m'amuser ! Je ne suis pas sectaire et j'adore être là où l'on ne m'attend pas pour pouvoir créer à chaque fois une nouvelle surprise.
Quelle est votre définition du design ?
Le design consiste à produire des objets qui vont rendre le quotidien des utilisateurs différent, nouveau, original... En bien ou en mal d'ailleurs !
D'où vous vient toute cette inspiration et cette originalité ?
De mes rêves d'enfance comme beaucoup d'artistes et j'étais un petit garçon très rêveur entouré par une famille aimante et très rêveuse elle aussi. Donc pour moi, le rêve fait partie du réel. Je les assouvis au fur et à mesure de ma vie.
Chaise "Evolution" pour Zanotta
"C'est pour moi une chaise plus que complète comme si l'on avait pris toutes les options pour la rendre non seulement confortable, mais également rassurante et statutaire. Son ergonomie épouse idéalement le corps. La partie appui-tête peut être enrichie d'un système audiophonique intégré et devenir ainsi une source de détente et de divertissement supplémentaire. L'intérieur est en gel gainé de cuir et l'extérieur, en fibre de verre. Le piétement est en acier poli rendant l'effet d'un miroir pour mieux s'effacer."
Faites-nous part de vos projets et de votre actualité.
Mes projets sont très diversifiés et c'est ce qui me plaît d'ailleurs. Je travaille à la fois sur un projet d'hôtel, un autre d'urbanisme, un site Internet révolutionnaire. Je crée également une nouvelle marque de cosmétique de luxe pour un grand groupe. Je participe aussi à de nombreux projets à caractère caritatif où je prends plaisir à offrir mes créations dans le but d'aider les plus démunis lors de ventes aux enchères ou d'événements auxquels je participe le plus régulièrement possible. Dans quelques jours, je vais me rendre à la Foire d'Art Basel à Miami. En parallèle, je développe des accessoires de mode et des objets usuels dans de nombreux univers très variés. Par ailleurs, je vais à la rencontre des jeunes et des étudiants lors de conférences et de séminaires où j'explique mon parcours. Je participe à des jurys pour des concours de jeunes designers. Bref, je suis un garçon plutôt occupé qui passe un temps fou dans l'avion mais qui vit son métier comme une véritable passion 24h/24.
Interview réalisée par L’INTERNAUTE
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