14 mai 2008
LE MEILLEUR DE MILAN ...LUTTER CONTRE LE GASPILLAGE EN CREANT UTILE !!
Bonjour à toutes et à tous !!
Il y a quelques jours se tenait à MILAN la 47e édition du Salon du Meuble, grand "messe" de tous les "pros" du design !
Plus silencieuse, modeste et responsable. Loin de la surenchère luxueuse et onirique qui avait marqué la précédente édition, les nouvelles collections de mobilier, présentées en avant-première dans la capitale lombarde, se sont recentrées sur des valeurs consacrées, comme la nature, la fonctionnalité, la «durabilité». Certes, on retrouvait ici ou là les postures désinvoltes d'un Jaime Hayon ou les visions science-fictionnelles d'une Zaha Hadid, mais l'heure est plutôt à l'économie, de gestes, de moyens, de matières. Le défi consiste désormais à lutter contre le gaspillage en créant utile. Et chacun a son idée sur la question. Dans un accent prophétique, Starck - tout juste nommé directeur artistique de la présidence française de l'Union européenne - proclamait à Milan qu'il fallait «non plus faire de design mais de la politique ou de l'écologie». Et que la longévité était «le paramètre le plus moderne du futur». Pour Marcel Wanders, directeur artistique de Moooi, il va sans dire qu'il faut fouiller dans le passé. Car «plus on essaiera d'être moderne, plus nos objets seront éphémères». A bon entendeur...

’canasta’ outdoor collection by patricia urquiola http://www.bebitalia.com
Fan des années 1980, réjouissez-vous. Cette saison, éditeurs de mobilier et designers ont puisé leur inspiration dans les placards de cette décennie. Si loin, si proche... Rappelez-vous, le rose fluo, les formes géométriques tendance Rubik's Cube, le début du high-tech, les formes volumineuses, le goût pour les défis techniques. Tout revient par vague. A commencer par les designers stars de cette époque, comme Mario Bellini, auteur de la chaise Cab pour Cassina, et le Japonais Toshiyuki Kita, inventeur du fauteuil Wink, l'une des icônes des années 1980. Pour Meritalia (un éditeur fondé en 1987), ce dernier a créé la ligne Toki Sofa System, avec piston pneumatique et position amovible. Pas étonnant que le fabricant ait fait également appel à Karim Rashid, un aficionado du fluo, auteur d'une collection de rangement et d'assises pour le moins flashy. Dans une autre veine, le jeune Peter Traag signe pour Edra le fauteuil Sponge, tout en cuir rembourré, tendance Bibendum. A l'instar du Sumo de Xavier Lust pour Baleri ou du moelleux Heaven de Tokujin Yoshioka pour Cassina, en mousse de polyuréthanne expansé et ouate de polyester. Un design on ne peut plus informel pour un confort XXL.
Pourvu que ça dure...

’back’ leather chair by patricia urquiola
S'il est une tendance qui a gagné cette édition milanaise, c'est bien celle du développement durable. L'énergie verte semble enfin avoir contaminé la planète design. Tous, de Philippe Starck aux étudiants des écoles, n'ont plus qu'un mot à la bouche: l'écologie. Les réponses sont variées et le débat ouvert. Car, même si leurs objets ne sont pas étiquetés «bio», ils sont désormais tous concernés par un design respectueux de l'environnement, moins gaspilleur d'idées, de matières ou d'argent. Avec sa microéolienne translucide conçue par l'industriel italien Pramac, Starck compte bien défendre l'écologie pour tous: «Le combat de la démocratisation du design est déjà gagné, explique-t-il. La priorité aujourd'hui, c'est l'écologie, qui ne doit pas rester une idée inaccessible. Il est donc urgent de créer des produits sexy, faciles d'utilisation et peu chers.» Fan de recyclages en tout genre, la jeune génération tente, quant à elle, de produire peu et bien. Certains industriels vont même jusqu'à rompre avec la frénésie commerciale. Comme le finlandais Artek, qui n'a volontairement présenté sur son stand milanais aucune nouveauté, mais quelques créations phares, dont le tabouret 60 d'Alvar Aalto, conçu il y a soixante-quinze ans. Un symbole, s'il en est, d'originalité et de pérennité.
Le out est in

’blobulous’ chairs by karim rashid

stand EDRA

’aguapé’ by fernando and humberto campana

’odalisca’ by francesco binfarè

’sponge’ by peter traag
Les éditeurs de mobilier qui n'ont pas leur ligne outdoor se comptent désormais sur les doigts de la main. Il y a encore quelques années, on ne trouvait que les spécialistes de l'acier ou du teck sur ce marché, mais, depuis que le jardin s'est autoproclamé pièce à vivre, le choix est vaste. BtoB dévoilait, en janvier dernier, lors du Salon Maison Objet, sa ligne outdoor, forte d'une collection signée Patricia Urquiola. Zanotta vient de se lancer sur le créneau et édite pour l'occasion, en version extérieure, son célèbre Sacco. Pour Moroso, Tord Boontje a réalisé un ensemble de tables et de chaises de jardin dans la veine classico-onirique où il excelle. Et, quand ils ne créent pas spécialement pour l'extérieur, les spécialistes du mobilier en plastique (Kartell, Driade...) mettent en avant la polyvalence de leurs produits. Jamais le jardin n'aura été si accueillant.


STAND KARTELL
ATOUT CUIR
Jamais il n'aura été si chic et tactile. Version chocolat, verni, mat ou légèrement glacé, le cuir s'impose comme la seconde peau des fauteuils et des canapés des nouvelles collections. Après la vogue du textile et des mailles tricotées, il rhabille tout avec une grande sobriété. En témoigne Teepee, la chaise sans couture au profil parfait de Konstantin Grcic pour Cassina, ou le fauteuil Monopod de Jasper Morrison. Initialement créé en liège en série limitée, toujours chez Vitra, il est cette fois gansé comme un fourreau. Chez B & B, Patricia Urquiola utilise le cuir telle une housse de voyage qui vient enserrer sa structure de chaise grâce à des fermetures Eclair. Pour Poltrona Frau, dont le cuir est la spécialité, le couple Doriana et Massimiliano Fuksas a imaginé Carolina, une coque en bois assortie d'un coussin version Chesterfield. Dans un tout autre style, l'architecte Dominique Perrault a cosigné avec sa collaboratrice Gaëlle Lauriot-Prévost un étonnant pouf baptisé Tricot: un coussin moelleux pris dans un filet de cuir perforé. Un nouveau concept d'assise pour un nouveau paysage domestique. Résolument tourné vers des matériaux nobles.

STAND VITRA

’the duke + the duchess’ by greg lynn, 2007, limited edition of 12 pieces

’kimono chair’ by tokujin yoshioka, 2007, limited edition of 24

’chair’ by naoto fukasawa, 2007, limited edition of 12 each
Les 50 ans de l'OEuf de Jacobsen, le centenaire de la naissance de George Nelson, les 40 ans du Sacco, les 80 ans de Cassina... jamais on n'aura fêté autant d'anniversaires que cette année! Tout le monde y va de son expo commémorative et de son édition collector. En racontant son histoire, chaque fabricant inscrit son nom dans la chronologie du design. Et prouve ainsi qu'il est ou qu'il a été l'un des acteurs principaux de cette épopée fantastique. Les éditeurs en profitent pour ressortir des trésors de leurs armoires. Avec son exposition intitulée Reflets d'amitié, Christofle ne s'est pas contenté de présenter le travail d'orfèvre de l'architecte Gio Ponti, fondateur de la revue Domus, mais relance la production d'une grande partie de ses pièces. «Une façon de remettre en lumière le patrimoine de Christofle, souligne Brigitte Fitoussi, directrice artistique de la marque, et de montrer que ses racines sont modernes.»
J'espère vous avoir mis l'eau à la bouche avec toutes ces nouveautés !!!
De quoi étudier pour toute l'équipe de COMIN'DESIGN et vous proposer prochainement encore plus de design !!
Votre décobloggeuse !!
ANDREE PUTMANN
BONJOUR A TOUTES ET A TOUS !
Dans la catégorie "designers célèbres" aujourd'hui je vais vous parler d'une designer célèbre et reconnue par tous...
Une de ces femmes "précurseurs" grâce auxquelles nous pouvons à présent trouver notre place de femme dans la société...

propos recueillis par Jean-Sébastien Stehli (L'express) Andrée Putman
«J'aime qu'un objet fasse des farces»
Elle file d'un hôtel à Hongkong à un appartement extravagant à Monaco, puis fait un détour par Shanghai… Elle vient de terminer la maison de BHL à Tanger, un laboratoire pharmaceutique à Bâle et rénove l'hôtel Morgans à Manhattan. Andrée Putman, «la Coco Chanel de l'architecture intérieure», comme l'a surnommée un magazine américain, est plus active que jamais. Ses propos ressemblent à ses projets: rigoureux et poétiques
Andrée Putman naît dans une famille bourgeoise de banquiers et notables d'origine lyonnaise. Son grand-père, Édouard Aynard, est le fondateur de la banque Maison Aynard et fils; sa grand-mère et épouse d'Édouard est Rose de Montgolfier, descendante de la famille des frères inventeurs du ballon à air chaud.
Andrée grandit dans le VIe arrondissement de Paris, rue des Grands Augustins. Enfant, elle passe la plupart de ses étés dans l'Abbaye de Fontenay, superbe édifice abritant jadis les ateliers des frères Montgolfier et racheté en 1906 par son grand-père Édouard. Cette première rencontre avec l'architecture va marquer durablement sa sensibilité artistique, forgeant son goût pour les espaces sobres, simples, voire austères.
Pourtant, l'éducation artistique d'Andrée Putman passe d'abord par la musique : sa mère, Louise Saint-René Taillandier, la pousse elle et sa sœur dans l'apprentissage du piano. Andrée sort à dix-neuf ans du conservatoire de Paris, en recevant le prix d'harmonie. Cependant la vie d'ascète et de reclue qu'implique une véritable carrière musicale la rebute. Andrée Putman cherche dès lors une voie plus à même de satisfaire sa curiosité.
Début de carrière (1945-1977)
C'est sur les conseils de sa grand-mère Madeleine Saint-René Taillandier qu'Andrée devient coursier pour la revue Femina, ce qui lui permet de cotoyer des personnalités artistiques tout en découvrant de nombreux lieux insolites de Paris. C'est grâce notamment à cette sensibilité pour l'espace qu'elle fait ses preuves dans la presse, comme styliste de plateaux (où sont photographiés les modèles de prêt-à-porter).
À la fin des années cinquante, Andrée Aynard épouse le collectionneur, éditeur et critique d'Art Jacques Putman, habitué du Café de Flore, avec qui elle fréquente des artistes contemporains, dont Pierre Alechinsky, Bram van Velde, Alberto Giacometti ou encore Niki de Saint Phalle. De leur union naissent deux enfants : le futur galeriste et écrivain[1] Cyrille Putman en 1962 et Olivia, sa cadette.
En 1958, à l'âge de 33 ans, Andrée Putman collabore avec la chaine Prisunic en tant que directrice artistique des rayons maison. Elle rencontre Michel Guy, avec qui elle découvre la vie noctambule parisienne, un ami sincère qui sera également un de ses premiers clients. Dès 1968 c'est dans l'agence de style Mafia qu'elle s'illustre. Elle est alors repérée par Didier Grumbach qui l'engage afin de créer une nouvelle société à l'origine orientée vers le développement du prêt-à-porter et du textile : Créateurs et Industriels.

C'est à cette période qu'Andrée Putman s'essaye à l'architecture d'intérieur : elle aménage pour la société des bureaux dans d'anciens locaux SNCF, puis plus tard redécore l'appartement new-yorkais de Grumbach.
Les années quatre-vingt (1978-1995
En 1978, Andrée Putman divorce, la société Créateurs et Industriel fait banqueroute. Michel Guy héberge Andrée Putman et la convainc de lancer sa propre société : Ecart International. En plus des quelques commandes de décoration qu'elle reçoit, l'agence Ecart va se concentrer sur ce qui va faire la véritable notoriété d'Andrée Putman, à savoir la réédition de mobilier. C'est donc davantage grâce à son goût pour le mobilier des années trente, jusqu'alors très rare dans les intérieurs bourgeois, que grâce à ses créations - elle même n'en a par ailleurs jamais réellement fait - qu'elle va gagner une première reconnaissance sur le plan international. Andrée Putman acquiert peu à peu de nombreuses licences de prestigieux designers parfois oublié (à l'époque) tels que Jean-Michel Frank, Eileen Gray, Pierre Chareau ou encore Robert Mallet-Stevens, dont la réédition de sa fameuse chaise en fer a un retentissement majeur, encore visible aujourd'hui.
A vos débuts, vous avez plaidé pour que l'esthétique soit prise en compte dans les objets de la vie quotidienne, en proposant notamment des créations pour Prisunic. Vous vouliez démocratiser la beauté?
La beauté n'a rien à voir avec le prix des choses. Les guerres et les désastres humains sont souvent liés à des consciences chargées d'envies et lourdes des difficultés d'une vie modeste. Mon idée, c'était que des gens qui n'avaient pas d'argent puissent avoir des détails de leur vie quotidienne revus par des gens du métier qui viennent les apaiser, simplifier leur existence, y introduire un petit ferment. Comme cet objet destiné à servir le café tous les matins: il peut être le fruit de l'amour de quelqu'un qui l'a travaillé, l'a amélioré, qui a imaginé un nouveau dessin pour le bec qui empêche la goutte de tomber. Je crois que tout le monde tire bénéfice d'un bel objet. C'est peut-être naïf, mais c'est comme cela que ça se passe dans la vie.

Qu'est-ce que le bon design, selon vous?
Le bon design, c'est l'histoire qu'évoque l'objet. Une râpe à gingembre, par exemple, évoque pour moi une jeune Européenne qui tombe amoureuse d'un Chinois et qui apprend la cuisine chinoise. Ce qui m'intéresse, c'est tout ce jeu de l'histoire que l'on peut raconter. Dans mon travail, il y a toujours une histoire. J'aime qu'un objet fasse des farces, qu'il soit surprenant en plus de sa qualité technique, comme un escalier conçu comme un collier.
C'est aussi vrai pour une maison?
Oui. J'aime comment on contredit une idée, comment on s'empare d'un matériau industriel pour le détourner. Nous avons été les premiers à utiliser des matériaux qui iraient aussi bien pour une robe du soir que pour une porte. Dans un projet, par exemple, nous avons volé au Midi l'atmosphère de ces rideaux de perles à la porte des maisons. Mais, au lieu de les concevoir en bois, nous les avons fabriqués en cristal. Alors, quand on passe dans la pièce à côté, on écarte le rideau comme si on nageait, on entend la musique du cristal, puis on aperçoit la silhouette de la personne que l'on aime le plus au monde. On écarte cet écran, et tout à coup s'écrit une nouvelle. Comme un jeu entre les personnages. Toute une imagination faramineuse peut ainsi s'incruster sur un décor ou le susciter. Toujours il y a une histoire.
Comment s'est formé votre regard?
J'étais la fille d'une femme excentrique. J'avais des chaussettes rouges, notre mère nous habillait en écossais avant la mode. Ma sœur et moi étions les martyres dans les petites classes. J'ai également vécu dans le milieu extraordinaire de l'abbaye cistercienne de Fontenay, en Bourgogne, classée au Patrimoine mondial de l'Unesco, où je passais tous mes étés. C'était quelque chose d'éblouissant et en même temps cela m'a pesé.

«Pourquoi se sent-on bien dans un lieu ? J'ai travaillé toute ma vie sur ce mystère»
Pourquoi pesé?
Parce que, petite fille, je pensais qu'on en avait chassé les moines et qu'on avait volé leur maison!
Très tôt, vous vous lancez dans la réorganisation de votre chambre, que vous dépouillez, mais vos parents, très grands bourgeois, laissent faire...
Je suis la fille de deux moutons noirs qui, même s'ils pouvaient être choqués, étaient fiers de moi. Mais j'ai aussi compris très tôt qu'il était important que les vêtements d'une femme ne contredisent pas la décoration de la maison. Grâce à ma mère, qui avait une énorme personnalité, j'ai réalisé que toutes les conventions d'un milieu social élevé et austère étaient à revoir. Porter un uniforme conforme à son milieu me décevait. Je pensais que c'était un manque d'énergie et de soin. Il faut s'affranchir de la peur du mauvais goût. Une maison doit d'abord avoir de l'esprit. Souvent, j'ai choqué mon milieu.
C'est pour cela que vous associez souvent des choses a priori totalement étrangères?
Oui. J'aime jongler avec le pauvre et le riche, jouer avec les apparences. C'est parce qu'un meuble ou un objet est pauvre qu'on va justement le mettre à côté d'un meuble du style Sécession viennoise tellement beau. Dans mon travail, je veux qu'il y ait une plaisanterie cachée. J'aime faire des blagues. Je crois que je suis restée une enfant. Je joue avec les objets. Par exemple, j'ai des objets rouges à cause d'une histoire dans Bécassine où elle range tous les objets de la maison par couleurs. On aboutit alors à un hétéroclisme aigu. Il m'est arrivé de dire à mes enfants: «J'ai enfin compris pourquoi je fais ce métier: c'est à cause de Bécassine!»
Votre seul diplôme, c'est un premier prix de composition du Conservatoire, obtenu avec Francis Poulenc comme examinateur. Mais vous n'avez pas attendu pour changer de voie et passer de la musique à l'architecture.
La musique est restée très forte en moi. Il y a des musiques qui me transportent, que je trouve déchirantes, comme des compositions de Sibelius ou de Richard Strauss. Dans la musique, il y a la géométrie, la ligne horizontale, c'est-à-dire le récit, l'air. Mes projets sont des portées avec énormément de notes qui courent sur cinq petites lignes. La musique, c'est le fil. J'en écoute lorsque je dessine.


Lorsque vous acceptez un projet pour un client privé, comment devinez-vous ce qui lui plaira?
J'ai une trace de regret de ne pas être psychanalyste! Mon travail est très proche de ce métier-là. La relation avec le client, ça peut être très violent. Si cela se passe bien, il vous adore complètement. S'il y a déception, cela prend très vite une sale tête parce que vous avez touché quelque chose de sensible, un peu comme une auscultation qui fait mal. Je comprends tellement de choses sur mes clients en les observant, et je leur pose des questions sur eux, mais sans être trop intéressée. Parfois, vous ne connaissez pas l'incident dans la vie de la personne qui fait que soudain la couleur lui est devenue insupportable. Parfois, une grande marée de blâmes peut vous tomber dessus.
Le succès tient à peu de chose…
J'ai parfois eu des satisfactions avec des tout petits faits bizarres. Un jour, à l'hôtel Morgans, à New York - que je venais de concevoir - une femme pas aimable du tout m'a dit: «J'ai loué une chambre dans cet hôtel pour finir mon roman parce qu'il y a trop de bruit chez moi, et, alors que je suis ici depuis huit jours, je viens tout juste de découvrir qu'il y avait un dessin sur le tapis. Comment faites-vous pour que l'on ne découvre un dessin qu'au bout d'un certain temps?» C'était mon plus beau cadeau. J'ai travaillé tout au long de ma carrière pour comprendre le mystère de la raison qui fait que l'on se sent bien dans un lieu.
Certains savent dès le début ce qu'ils attendent de la vie. La vôtre est plutôt faite de zigzags. Vous commencez comme coursier pour le magazine de mode Femina, puis vous entrez à l'agence Mafia avec Maïmé Arnodin et Denise Fayolle, puis vous lancez Créateurs et Industriels, avant de créer votre société…
Mais la vie tient au hasard, à une bielle de voiture coulée lors d'un voyage avec un grand amour qui est en train de mourir. On est dans une étape agréable en Bourgogne et, à cause de la panne, on est présenté par son amant à un personnage. Dans la journée, il y a un choc électrique d'une telle dimension que vous allez passer vingt ans avec cette personne. C'est Jacques Putman, le marchand et collectionneur d'art, le père de mes enfants.
Vous avez dit un jour que vous ne conceviez la beauté qu'accessible à tous, comme «l'antidote à la mauvaise répartition des richesses».
J'ai toujours essayé de faire des choses sublimes, même si je n'ai pas toujours réussi. Il y a quelque temps, à Monaco, une femme a voulu prouver à ses frères qu'elle était beaucoup plus chic et audacieuse qu'eux. En me choisissant pour faire son appartement, elle m'a dit: «Tout ce que vous aimez le plus au monde, c'est pour moi.» Je me suis bien amusée à lui faire quelque chose de vraiment féerique, avec des moyens très larges. Récemment, les dirigeants du laboratoire Novartis de Bâle m'ont demandé d'aménager un magnifique bâtiment conçu par une Japonaise. Nous avons transformé ce cube de verre en conte de fées. Notre idée, c'est que, quand tout est triste, gris, il y a là un îlot de rêverie, de générosité, parce qu'il y a tant de détails qui accueillent le chercheur.
Vous avez même imaginé une jungle chez un particulier.
Pour de grands bourgeois milliardaires, j'ai créé une colonne de plantes dans le fuseau d'ascenseur de leur hôtel particulier. On ne voit que des plantes. Lorsque l'on touche les feuilles, on pense que, d'une seconde à l'autre, des lézards vont envahir la pièce. On est dans la jungle. Ce sont des idées qui me traînent dans la tête. J'aime beaucoup prendre des risques.
Y a-t-il un objet que vous auriez aimé créer?
Non, parce qu'un objet se crée au gré des usages. Tant que je n'en ai pas envie pour mon propre usage, je ne sais pas faire. Il faut que je sois la première cliente enthousiaste. J'ai dessiné des bijoux, mais moi-même, je porte un collier que j'ai trouvé par terre il y a quarante-cinq ans. Il est fait de vis et il est autour de mon cou chaque jour.
C'est quoi, finalement, le fameux «style Putman»?
J'ai moi-même du mal à le définir. Je crois que c'est la désinvolture qui donne la liberté de juxtaposer des choses qu'on n'avait encore jamais mêlées. Comme j'aime beaucoup les objets, j'en ai eu des très beaux, connectés entre eux par des liens surprenants. Il y a des petits archipels constitués par des objets liés par leur couleur ou leur sens ou encore leur technique. J'aime les fautes d'orthographe, les erreurs, les «ceci n'appartient pas ici». Je vais vous raconter une histoire à propos de ce «style Putman». J'étais au Brésil et une télévision était allumée. On passait un feuilleton, et tout à coup j'entends un des personnages dire: «Excuse-moi, chéri, il y a Andrée Putman sur l'autre ligne. J'ai finalement décidé de lui confier la maison.» L'idée qu'au Brésil il y ait un personnage de telenovela qui dise cela m'a complètement réveillée. Je n'ai aucune idée de ma position. Et cela met aussi en lumière quelque chose d'un peu triste: c'est le nom qui décide les gens.
22 avril 2008
S'ASSEOIR DANS LE GAZON ? QUEL PLAISIR !!!!!
Comme tous les fans de déco, je pense que vous étiez hier soir confortablement installés dans votre canapé préféré pour regarder l'émission "D&KO une semaine pour tout changer..."
Hé bien moi aussi bien sûr !!! et là au détour du jardin, que vois-je ?....
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18 avril 2008
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Votre décobloggeuse préférée !!!
02 avril 2008
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27 mars 2008
LE STYLE FER FORGE ....LE GRAND RETOUR !!
Bonjour à toutes et à tous !!
Aujourd'hui j'ai envie de vous parler d'une tendance qui perdure depuis quelques mois ....le fer forgé !
La définition du dictionnaire dit que le terme "fer forgé" s'applique aux ouvrages de ferronnerie effectués au marteau sur l'enclume. Le métal est façonné à chaud au charbon de houille ou au gaz. Le fer et le fer forgé est utilisé depuis des milliers d'années, il est à noter que le fer se travaille par martelage à chaud, dans une ferronnerie ou l'on y fait des objets et ornements en fer forgé, objets d'art, meubles...
Nous sommes partenaire d'une société qui crée et produit des mobiliers en fer forgé depuis de nombreuse années et croyez-moi ce mobilier n'a rien à voir avec les "imitations" que l'on peut trouver dans les grandes enseignes bien connues du grand public ! La qualité de finition est superbe, les formes sont recherchées et la solidité est de mise !
Voici une petite sélection de ce que vous pourrez trouver sur www.comin-design.com !!
Paravent MARQUISE format 190 cm x 140 cm au tarif de 435 € ttc
Coiffeuse et chaise "BOLERO" reprends l'esprit ""corset"" mais plus ""soft"", tout comme les autres meubles ""coiffeuse"" elle remplira ses fonctions à merveille ! H140x103x40 cm structure fer forgé, plateau medium, glace tarif 375 € TTc
Cette chaise ""BOLERO "" est une pure merveille ! Très sensuelle, elle est toute en courbe et en féminité , idéale pour une chambre ou une salle de bain ! Taille : H98x59x47 tarif 279 € TTc
Le fer forgé est revenu à la mode, c'est ainsi que l'on retrouve le fer forgé pour la décoration intérieure et extérieure d'une maison, notamment le mobilier en fer forgé, des collections de meubles en fer forgé massif, allant de la table de salon en fer forgé, à la table de repas et des chaises en fer forgé,en passant par le canapé et les fauteuils en fer forgé, des sellettes, des guéridons, tabourets de bar, des étagères, des consoles des chevets, des lits, tringles de rideaux, escaliers, miroirs, appliques, lampes en fer forgé, luminaires, etc... les meubles de jardin ou les salons de terrasses en fer forgé, donnent un cachet exceptionnel à votre maison, de même qu'un portillon, une grille en fer forgé vont personnaliser une entrée et la sécuriser Il est extraordinaire de constater, que les artisans qui font les meubles en fer forgé et tout le mobilier en fer forgé sont de véritables artistes qui déclinent leur art, dans des volutes, des formes droites et linéaires,etc.. Le mobilier en fer forgé est très design et tendance, art déco, le fer forgé personnalise un art de vivre. Optez pour le mobilier en fer forgé, qui est très solide en dehors de ce qu'il soit très beau !!
Alors ne sont-ils pas superbes ces meubles ?
Croyez-moi si vous êtes "Fan" de fer forgé, vous trouverez certainement votre bonheur sur www.comin-design.com !!
Et n'oubliez pas !! ... Je suis à votre dispo pour tous conseils ou renseignements sur ces produits , écrivez-nous à contact@comin-design.com et je vous répondrai dans les meilleurs délais !!
A très bientôt !!
26 mars 2008
DONNEZ DU "PEPS" A VOS TERRASSES & JARDINS !!
En ces jours où l'on sent le printemps pointer son nez, nous n'avons qu'une envie ....SORTIR !!!!
Après l'hiver chaque année c'est pareil, grand ménage de printemps, ouvrir les fenêtres, profiter des premiers rayons du soleil ...Eh bien aujourd'hui je vais vous donner quelques conseils pour créer une terrasse qui a du "PEP'S" gai et colorée comme les premières fleurs de printemps ...
Cette année, les formes des mobiliers d'extérieur contemporain se font sobres ou audacieuses, tandis que les couleurs rafraîchissantes ou pimpantes séduisent les créateurs. Preuve que le design n'est pas forcément froid et austère. Avec ses coloris toniques, la collection "MATIERE GRISE" que vous pouvez retrouver sur notre site www.comin-design.com saura lui donner la touche vitaminée très mode ...
Conçus pour l'extérieur, ce mobilier est revêtu d'un revetement époxy qui ne craint ni l'eau ni les intempéries... Fini la corvée de rentrer et sortir son mobilier dès la moindre averse !!
Ensemble de 3 tables "Fleurs" ref MOTH004 tarif 397 € TTC
Ensemble de 3 tables basses "GALET" réf MOTB009 au tarif de 820€ TTC
Table basse "BOUQUET NOTUS" réf MOTB007 au tarif de 260 € TTC
Sur tous ces mobiliers Nombreux coloris disponibles !!
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Et n'oubliez pas que votre paradis vert doit être un endroit de détente absolue et non synonyme de corvées. Alors, limitez-vous toujours à des choses simples, et laissez parler votre imagination. L'important est avant tout que votre coin de chlorophylle vous ressemble !! A trsè bientot sur www.comin-design.com !!!
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05 mars 2008
OUVERTURE DE LA BOUTIQUE EN LIGNE !!!!
Aujourd’hui est un grand jour pour votre décobloggeuse préférée !!
Aujourd’hui notre boutique est OUVERTE !!
Alors rendez-vous vite sur www.comin-design.com pour découvrir toutes les belles choses que nous vous proposons !!
Vous verrez il y en a pour tous les goûts,
Des lampes…
Des chaises…, des consoles… , des commodes…
Des accessoires pour votre cuisine,votre salle de bain…
Du style fer forgé, du design…
Alors surfez, cherchez, promenez-vous dans ce site que nous sommes heureux de mettre à votre disposition pour votre plus grand plaisir ….
A très bientôt !! et ….bons achats !!
20 février 2008
UNE HORLOGE SURPRENANTE !!
Bonjour à tous nos lecteurs !!
Je vous présente aujourd'hui une nouveauté du salon Maison & Objets et nous sommes véritablement tombés sous le charme de cette petite merveille !!
C'est hallucinant !! Pour l'avoir vu en "Vrai" elle est vraiment super et nous ne résistons pas à l'envie de vous la présenter ici en "Avant première "...
Vous la retrouverez très bientôt sur notre site www.comin-design.com à un prix irrésistible ... bien sûr !!
Cette Horloge Coolheure Vitamin a été primée au salon Maison & Objet par le Prix de la Découverte, pour ses qualités techniques innovantes et son design.
Véritable lampe d'ambiance pour ce cube acrylique multicolore avec reflets fluorescents. Ses 4 faces de couleur différentes vous permettront par simple rotation du cube de réaliser 4 projections colorées au choix (blanc, jaune, vert, orange).
Projetez aussi vos propres photos ou créations en les imprimant ou les dessinant sur une simple feuille transparente.
Ces cubes horloges peuvent être adaptés sur demande en simple projecteurs d'images et devenir un outil de communication visuelle.
Design B.Bouchet
Design B.Bouchet
A très bientôt !!
Votre décobloggeuse préférée !!
projection horizontale avec possibilité de régler
l'angle vertical de 15° vers le haut
Dimensions :
18,6 x 15,6 x 15,6 cm
Matières :
>cube acrylique fluorescent
>lentilles en verre minéral optique
Fournis avec :
>ampoule dicroïque 50 watts, 24°, Anti UV
>transformateur basse tension translucide intégré à la prise
avec protection thermique et auto-reset, 230/12V
>OFFRE SPECIALE : une belle boite cadeau et 4 diapositives incluses
projection horizontale avec possibilité de régler
l'angle vertical de 15° vers le haut
Dimensions :
18,6 x 15,6 x 15,6 cm
Matières :
>cube acrylique miroir
>lentilles en verre minéral optique
Fournis avec :
>ampoule dicroïque 50 watts, 24°, Anti UV
>transformateur basse tension translucide intégré à la prise
avec protection thermique et auto-reset, 230/12V
>OFFRE SPECIALE : une belle boite cadeau et 4 diapositives incluses
09 février 2008
HOTEL DE LUXE DESIGN !!!!
Voici un nouveau concept d’hôtel de luxe design accessible à tous.
Citizen M, dont le premier hôtel sera implanté à Amsterdam, a pour objectif de démocratiser l’accès à l’hôtellerie design haut de gamme.
Citizen M est l’abréviation de Citizen Mobile : une expression qui identifie une nouvelle clientèle urbaine branchée adepte du shopping et des voyages.
C’est le cœur de cible du concept Citizen M hôtels qui mise sur un design ultra moderne, du mobilier tendance, sans pour autant sacrifier l’ambiance chaleureuse et le confort que l’on est en droit d’attendre dans un hôtel de luxe.
Chaque chambre bénéficie d’un lit King size, d’un écran domotique tactile Philips (pour régler la température, l’éclairage, la télévision, les stores électriques…), une douche à effet pluie, sans oublier l’indispensable connexion Wifi. Le studio design Concrete a vraiment mis le paquet pour faire de cet hôtel une vraie réussite. Et, cerise sur le gâteau, le prix est très abordable pour une chambre dans un hôtel de luxe. Alors, à quand un hotel Citizen M à Lyon ?
Pas mal non ? Je suis sûre que vous vous y voyez déjà ...
A bientôt !!


























































